Au cœur de nombreux récits de reconversion naissent des histoires de mains serrant un CV tremblant, dans une salle de classe improvisée ou lors d’un clic sur « valider l’inscription CPF » à 2 h du matin. Ce parcours vers le Diplôme d’État d’Assistant de Service Social (DEASS) se construit parfois dans le tumulte d’une vie qu’on souhaite réinventer, parfois dans le silence d’une décision longtemps mûrie.
Ce guide, nourri d’anecdotes de Karine, de Samuel ou de Fatima, éclaire les étapes de la formation, les spécialisations possibles et les aides pour financer ce projet souvent décisif.
L’article en bref
Un panorama concret du chemin vers le DEASS, des sélections initiales aux financements disponibles.
- Prérequis et concours : Sélection rigoureuse via épreuves écrites et orales.
- Compétences acquises : Médiation, législation sociale et gestion de crise.
- Spécialisations variées : Protection de l’enfance, insertion pro, santé.
- Aides mobilisables : CPF, VAE, contrats de professionnalisation et fonds publics.
Un guide concis pour bâtir votre parcours vers le social.
Parcours et accréditation pour le Diplôme d’État d’Assistant de Service Social (DEASS)
La voie vers le DEASS débute souvent par une information issue de l’ONISEP ou d’un salon de l’orientation. Les Instituts Régionaux du Travail Social (IRTS) habilités par le ministère délivrent ce diplôme bac+3 en trois ans, intégrant théorie et stages. Certains candidats passent aussi par le Lycée Jean Lurçat pour une mise à niveau avant la sélection.
La Fédération UNAFORIS coordonne la répartition des places et fixe les modalités du concours. Chaque établissement (IRTS, EMAP, AFERTES, CRFMS) propose son propre programme, mais tous respectent le cadre fixé par l’École des Hautes Études en Santé Publique (EHESP).
- Prérequis administratifs : baccalauréat ou équivalent.
- Sélection académique : épreuves écrites (culture générale, grammaire) et orales (entretien de motivation).
- Expérience appréciée : bénévolat ou immersion dans une association type APRADIS ou ANAS.
- Frais de dossier : variables selon l’organisme (IRTS, EMAP…).

| Année | Enseignements théoriques | Stages pratiques | Volume horaire |
|---|---|---|---|
| 1ère année | Sciences sociales, psychologie | 2 mois en CCAS | 600 h cours + 80 h stage |
| 2e année | Droit social, méthodologie | 4 mois en association | 600 h cours + 160 h stage |
| 3e année | Politiques sociales, coordination | 6 mois en collectivité | 600 h cours + 240 h stage |
Dans chaque IRTS, les étudiants alternent cours et immersion. On se souvient de Samuel, 29 ans, recruté par EMAP après un stage de 4 mois auprès de personnes âgées. Son dossier valorisait surtout son engagement bénévole chez APRADIS.
Les candidats issus des classes préparatoires en travail social du Lycée Jean Lurçat notent la densité des matières, tandis que d’autres préfèrent les modules professionnalisants du CRFMS. Pour certains, la validation des acquis de l’expérience via la VAE se substitue au concours classique (VOIR LA VAE).
Cette étape marque le point de départ d’un engagement concret sur le terrain.
Compétences clés développées durant le cursus
Le rôle d’assistant social exige une palette de savoir-faire techniques et humains. Dès le premier semestre, les étudiants travaillent leur écoute active et la reformulation lors de mises en situation organisées par ANAS ou APRADIS.
En 2025, le référentiel prévoit toujours un module sur les politiques sociales dispensé en partenariat avec l’EHESP.
Communication et médiation
Lors d’ateliers animés par l’IRTS, on apprend à désamorcer un conflit familial ou à guider une personne en situation de précarité financière. Fatima, en stage chez AFERTES, a raconté comment elle a accompagné un jeune décrocheur scolaire jusqu’à la réinscription en dispositif de formation.
- Techniques de communication non violente.
- Gestion de crise et médiation entre usagers et institutions.
- Rédaction de rapports et plans d’action clairs.
Cadre légal et dispositifs
Un bloc important se consacre au droit du travail, à la protection de l’enfance et aux aides au logement. Les intervenants d’APRADIS et d’EHESP détaillent les recours possibles et les procédures plus lourdes, comme les mesures d’aide sociale à l’enfance.
| Thématique | Objectifs | Exemple d’application |
|---|---|---|
| Droit à l’hébergement | Connaître les aides et conditions d’accès | Accompagner Mme Martin au fond de solidarité |
| Protection de l’enfance | Identifier les risques et référer | Signalement au conseil départemental |
| Accès à l’emploi | Mobiliser le CPF | Demande de financement CPF sur le site dédié |
La maîtrise de ces compétences rend chaque assistant social capable d’intervenir avec professionnalisme et bienveillance. Cette étape consolide un socle indispensable pour exercer.
Spécialisations et mentions complémentaires pour affiner son projet
Après l’obtention du DEASS, plusieurs mentions complémentaires ou parcours universitaires permettent de choisir un secteur de prédilection. Les licences professionnelles (Université, EMAP) et masters pro (EHESP) offrent un approfondissement.
Les stagiaires peuvent notamment opter pour :
- Protection de l’enfance (ANAS, CRFMS).
- Intervention en milieu hospitalier (APRADIS).
- Insertion professionnelle et emploi durable (UNAFORIS).
- Animation socioculturelle et développement local.
| Spécialisation | Niveau d’études | Organisme |
|---|---|---|
| Enfance et familles | Licence pro | IRTS / EMAP |
| Milieu hospitalier | Licence pro | EHESP / APREDIS |
| Insertion pro | Master pro | UNAFORIS |
Le parcours vers un master professionnel peut déboucher sur des postes à responsabilités, comme la coordination de projets ou la direction d’un service social municipal. Certains choisissent la voie universitaire pour devenir formateurs, à l’image de l’École Roosevelt qui collabore parfois avec CRFMS ou AFERTES.
Cette diversification confirme la richesse des possibles et alimente le fil conducteur d’une trajectoire sur-mesure.
Débouchés professionnels et secteurs d’intervention de l’assistante sociale
Le DEASS ouvre des portes dans de nombreux secteurs publics et privés. Les services territoriaux recrutent chaque année via des concours internes et externes, tandis que les associations renforcent leurs équipes :
- Services sociaux de collectivités (mairies, départements).
- Hôpitaux et centres de santé communautaires.
- Associations caritatives et centres d’hébergement d’urgence.
- Entreprises et mutuelles pour la santé au travail.
| Secteur | Employeurs typiques | Compétences recherchées |
|---|---|---|
| Public | Collectivités, hôpitaux | Droit administratif, gestion de dossiers |
| Privé associatif | APRADIS, ANAS, EMAP | Médiation, coordination de projets |
| Humanitaire | ONG internationales | Adaptabilité, multiculturel |
Pour une insertion rapide, certains optent pour un contrat de professionnalisation (VOIR BÉNÉFICES) ou la POEI. Karine, reconvertie à 35 ans grâce à un coup de pouce de Pôle emploi (EN SAVOIR PLUS), est aujourd’hui référente famille en département.
Ce panel de débouchés révèle un marché dynamique et en constante évolution.
Financer sa formation et dispositifs d’accompagnement vers l’emploi
Plusieurs dispositifs aident à couvrir les frais de formation et à sécuriser la reconversion :
- Compte Personnel de Formation (CPF) et CPF de transition (DÉTAILS).
- Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) (DÉMARCHES).
- Plan de Développement des Compétences en entreprise.
- Chèque formation du fonds emploi-formation (PLUS D’INFOS).
- Contrat de professionnalisation et POEI.
| Dispositif | Public visé | Montant approximatif |
|---|---|---|
| CPF | Tout actif | jusqu’à 5 000 € |
| VAE | Titulaires d’expérience | prise en charge des frais |
| Chèque formation | Pôle emploi | variable selon profil |
Chaque dossier se monte avec soin, souvent à l’aide d’un conseiller dédié. Le clic de validation d’une demande de CPF tard dans la nuit peut changer une trajectoire, comme l’a vécu Samuel dans un bureau improvisé du CRFMS.
Cette dernière étape constitue la clé pour démarrer un parcours solide et sécurisé.
Comment s’inscrire aux formations du secteur social ?
Les inscriptions passent souvent par les sites des IRTS ou via la plateforme dédiée de l’ONISEP. Les établissements proposent aussi des journées portes ouvertes pour informer sur les modalités et les aides (VOIR LES CONDITIONS).
Quelle est la durée moyenne avant insertion professionnelle ?
En moyenne, six mois s’écoulent entre le DEASS en poche et le premier poste stable. Les dispositifs d’alternance peuvent accélérer ce délai.
Peut-on cumuler un emploi et la formation ?
Le contrat de professionnalisation permet de travailler à 60 % en entreprise et 40 % en formation. Le congé de formation professionnelle est une autre option (EN SAVOIR PLUS).
Quelles associations contactent pour un stage ?
Les réseaux comme ANAS, APRADIS ou EMAP disposent de partenariats réguliers avec les IRTS. Le CRFMS et l’UNAFORIS centralisent aussi des offres.
Est-il possible de financer la formation malgré un refus initial de l’employeur ?
Le recours au CPF et au chèque formation pôle emploi offre une alternative : le refus de l’employeur ne bloque pas forcément le projet (EN SAVOIR PLUS).







